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(Âme, trame, drame)… Piqué, pic et collision

Pour être cash, en ce moment je traverse des zones de très fortes turbulences. À tel point que j'ai l'impression d'être suspendue au-dessus d'un abîme sans fond, retenue par la seule force de mes bras. 

Et bien sûr, je n'ai pas de parachute. Je ne fais pas de muscu non plus.

Et la gravité aggrave tout : j'ai beau être légère comme une plume, tout me pèse comme un poids mort. Tout et tous me lâchent. Et je n'ai plus rien à lâcher. À part ce rebord glissant au-dessus du vide.

Ceux qui ont déjà éprouvé cette sensation comprendront sûrement. Du moins, certains. C'est ce que je croyais en tout cas.

Et là, nouveau choc sismique : ne pas croire, juste voir… et encaisser.

Heureusement les bras ne m'en tombent pas — pas encore.

La rage, le désespoir. C'est comme hurler dans un trou noir sans qu'aucun écho ne me revienne. Personne ne veut entendre. Personne ne veut voir. Personne ne veut croire.

Logique : le Réel, ça fait un mal de chien. Alors autant croire tout et n'importe quoi… sauf ça. Et ce satané hôpital n'est pas prêt d'arrêter de se foutre de la charité. L'enfer me ment. Le paradis lui sert d'antichambre. C'est la raison même pour laquelle on n'y emporte jamais rien d'ailleurs.

Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même...

Bernard Werber

D'aucuns ne pourront sans doute s'empêcher de donner des conseils là où on leur demande surtout d'entendre et d'écouter. Car ce dont on a besoin dans ces moments-là, c'est d'attention, d'empathie, de compassion. Pas d'egos qui savent tout ou qui cherchent juste à gagner des points karma.

Parfois, être là et ne rien dire, c'est suffisant. Même si, en matière de présence, beaucoup sont aux abonnés absents. Normal, on préfère tous un mensonge qui rassure à une vérité qui pique. Sauf quand on se retrouve au pied du mur… du Réel. Ou du moins, suspendu à la corniche.

Trois grandes figures de refuge m'ont été proposées : la foi et les mondes invisibles, où l'on s'accroche à un système de croyances spirituel, ésotérique ou religieux, pour donner du sens au chaos ; le pragmatisme résigné des « c'est la vie », où l'acceptation passive permet de se blinder et faire le dos rond, quitte à devenir amorphe ; et l'optimisme toxique, où la quête de positivisme à tout prix s'apparente aux pics brutaux d'insuline après la consommation de sucres rapides, suivis inexorablement de chutes de glycémie tout aussi brutales.

Ces refuges illusoires sont comme des arbres. Plus on grimpe haut dans les systèmes de pensée complexes, les doctrines ou les promesses de transformation personnelle, plus on se sent en sécurité, au-dessus de la mêlée. Mais la nature même de cette simulation rend les secousses inévitables. Et la branche finit toujours par céder sous le poids de l'accumulation. Ce n'est pas tant une question de « si » mais de « quand ». Et plus élevé est notre perchoir, plus vertigineuse sera la chute. C'est pour ça que l'on parle de se raccrocher aux branches pour tenter d'amortir la descente.

Je suis actuellement dans cette phase. En suspension. Entre les branches de l'illusion et les épines du Réel.

Pour tout dire, je n'ai plus envie de choisir entre la collision brutale avec le Réel et l'anesthésie éphémère des illusions. À quoi bon puisqu'à force de vouloir tout effacer, des traces subsistent et on finit par ne plus pouvoir dé-voir. 

Alors peut-être que la sortie se trouve dans cet entre-deux ? Dans cette posture bancale, inconfortable et profondément douloureuse mais finalement hors des polarités ? Comme une zone de barbelés électrifiés que seuls les plus badass réussissent à franchir ? Dans tous les cas, on ne le saura que lorsqu'on l'aura franchie. Ou pas.

En attendant, merci d'être là. Ça rend le passage un peu moins pénible. 

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Les Armées psychorigides

Comme disait Coluche, « on ne fait pas d'aveugles sans casser des yeux ». Moi, je préfère les omelettes — avec les coquilles ! Parce que passer sa vie à surveiller chaque mot, polir chaque phrase et positionner chaque virgule stratégique avec les émojis qui vont bien, pour ne pas déclencher de tsunami chez les egos fragiles, à la longue, c'est épuisant.

Vous savez, ces êtres « centriques » qui se sentent « agressés » par la moindre nuance d'analyse qu'ils assimilent à une attaque en règle contre leur petite personne. Car bien sûr, ils sont suffisamment importants dans votre « non-vie » pour que vous mobilisiez toute votre ardeur et votre attention à les cibler — vous les « agents de la Matrice », les « je-sais-tout » ou « je-sais-quoi », pour faire court.

Les mêmes qui, par ailleurs, ne ressentent absolument pas la moindre gêne à vous asséner leurs « vérités » avec la délicatesse d'un 33 tonnes. C'est même la grande tendance du moment sur les réseaux sociaux : la victimisation sélective. La règle est simple : « Moi, j'ai le droit de critiquer et de piétiner tes certitudes mais pas toi. » La raison invoquée est du niveau cour de récré. Et la réciprocité ? Connais pas.

Quel cirque ! Et c'est sans parler du Monsieur Loyal de service, qui n'a évidemment de loyal que le nom. Il gère l'arène, fait les annonces, prêche la bienveillance et l'écoute, mais dès que la performance sort du liking compulsif, il n'hésite pas à lâcher ses fauves — ses armées psychorigides.

Dutronc avait raison : « Dans la vie, il n'y a que des cactus. Moi, je me pique de le savoir. Aïe ! aïe ! aïe ! ouille ! aïe ! aïe ! aïe ! »

J'espère que cette petite chanson faussement légère aux saveurs acidulées et le clip qui l'accompagne vous plaira. J'y ai mis tout mon cœur sans le concours d'une IA (excepté la musique, bien sûr).

Les Armées psychorigides

Passer sa vie à marcher sur des œufs
À ménager les egos vertueux
Fragiles
Fragiles

Tourner tout autour des pots
À s'en faire des nœuds au cerveau
Agiles
Agiles

Là-bas sur la toile des réseaux
Sur mon fil, je tombe de haut
Au bruit sourd des échos du vide
Des armées psychorigides

Là-bas sur la toile des réseaux
Défilent les messages viraux,
Les mantras impavides
Des armées psychorigides

Et sur ma corde de funambule
Suspendue au-dessus de ces bulles
Fragiles
Fragiles

Toujours à jouer les acrobates
Entre humains et automates
Hostiles
Hostiles

Là-bas sur la toile des réseaux
Sur mon fil, j'endure les assauts,
Les délires perfides
Des armées psychorigides

Là-bas sur la toile des réseaux
J'observe la valse des egos
Des libres-penseurs aux guides
Des armées psychorigides

Là-bas sur la toile des réseaux
Sur mon fil, je tombe de haut
Au bruit sourd des échos du vide
Des armées psychorigides

Là-bas sur la toile des réseaux
Défilent les messages viraux,
Les mantras impavides
Des armées psychorigides

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Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain !

La spiritualité New Age nous enseigne que nous avons choisi. Qu'il n'y a pas de fatalité. Que nous sommes responsables de tout ce qui nous arrive. Elle appelle ça « empowerment ». Une promesse de reprise de souveraineté où l'on nous fait croire que, puisque nous sommes à l'origine de nos « malheurs », nous avons aussi le pouvoir de « changer la donne ».

Sur le papier, c'est génial. Mais dans la pratique, il y a un hic. Un piège de taille.

En effet, si l'on part du principe que nous évoluons dans une vaste simulation (une matrice structurée et non un hasard cosmique), l'idée selon laquelle nous serions les auteurs de notre programmation est une illusion stérile. Une impasse qui nous conduit à nous épuiser dans une boucle sans fin. Nous ne sommes pas l'action, mais la réaction.

Et tandis que nous nous débattons dans la culpabilité, le découragement, que nous déployons une énergie considérable à tenter de « réparer », tout en acceptant notre sort comme du « karma à purger », nous ne faisons qu'activer les dynamos du système, tels des hamsters dans des cages aux barreaux invisibles. En croyant travailler à notre libération, nous fournissons simplement le carburant émotionnel — le fameux loosh — qui maintient la simulation sous tension.

D'un côté, on cherche un drame ésotérique derrière la moindre douleur pour nous vendre du décodage et de la culpabilité. De l'autre, en réaction, certains préfèrent rejeter tout dogme en basculant dans un mécanisme froid où le corps ne serait plus qu'un véhicule à passer au contrôle technique, niant au passage ce que la science elle-même reconnaît sur les liens entre le psychisme, le stress et l'organisme.

Passer d'une croyance aveugle à un cynisme d'ingénieur déshumanisé n'a rien d'une émancipation. Bien au contraire, c'est juste échanger un masque pour un autre. Les extrêmes ne sont, encore une fois, que des pôles activés pour alimenter le circuit. Le Réel est ailleurs.

Alors que faire ?  

Mauvaise question ! N'attendez pas de solutions extérieures. Prenez conscience et activez votre propre réflexion. Sans basculer dans les clichés éculés, rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. Alors ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain sous prétexte que tout est corrompu. 

Proposer une méthode clé en main pour flatter un ego spirituel ou jouer au maître à penser serait une totale imposture de ma part. Je n'ai d'ailleurs aucune solution à vous offrir — simplement un constat. Vous donner des réponses toutes faites ne ferait que me substituer à vous et alimenter le système. À terme, cela ne pourrait être que nuisible pour vous comme pour moi.

Faites-vous enfin confiance et laissez votre discernement faire la part des choses.

Ce travail de tri ne relève pas de votre mental (qui est lui-même un programme chargé de douter et d'analyser), mais de votre esprit. Nul besoin de méditation ni de longues introspections : il s'agit de ces quarts de seconde qui frappent comme des éclairs. Ces fulgurances de clarté brute qui tranchent le décor avant même que le mental n'ait le temps de s'interposer pour interpréter.

Osez sortir de vos chambres d'écho pour entendre le silence du Réel.

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Passer à autre chose — mais quoi ?

En ces temps troubles et incertains, la plupart des gens sont noyés dans la confusion et l'anxiété et ne savent plus à quel saint se vouer. Ce qui est pain béni pour les maîtres à penser de tout poil. Sachez qu'il n'y a aucune honte à se faire piéger. Le tout est de savoir accepter nos moments d'égarement et de passer à autre chose. 

Autre chose, oui, mais quoi ? 

Car passer de la dévotion à une figure spirituelle ou un gourou vers la dépendance à une IA pour penser à notre place, ou bien rejeter le New Age pour sauter à pieds joints dans un nouveau dogme faussement scientifique, ce n'est pas se libérer d'une emprise : c'est simplement changer de discours ou de maître. 

La question à se poser est de savoir si nous avons vraiment développé notre discernement ? Ou bien juste remplacé une béquille par autre ?

En outre, quand un dogme ou un outil extérieur commence à penser pour nous, il intègre toujours son propre bouclier, qualifiant toute critique de « dissonance cognitive », d « attaque matricielle » ou de « réaction égotique », voire « animique ». Et au final, l'individu s'interdit d'analyser la cohérence des faits par peur d'être « invalidé ».

Mais reconnaître un piège factuel, ce n'est ni être une victime ni être en dissonance cognitive : c'est juste faire preuve de bon sens.

La véritable autonomie ne consiste pas à adopter un jargon complexe pour se donner l'illusion du savoir, ni à redéfinir les mots du dictionnaire à sa convenance. Elle commence le jour où l'on n'a plus besoin d'aucun filtre ni d'aucun intermédiaire — qu'il s'agisse d'une entité, d'une IA ou d'un concept propriétaire — pour valider ce que l'on observe par soi-même.

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Sans déc ?!

Face à ses frais d'hébergement, Crowdbunker a décidé, sans préavis, de faire le ménage et de supprimer les vidéos qui ne sont pas soutenues financièrement. Une décision logique sur le plan économique, mais compliquée à gérer quand on crée du contenu gratuitement et qu'il faudrait en sus payer pour l'héberger.

Cela n'étant pas possible pour moi, je me retrouve au pied du mur. J'ai donc simplement réagi en rappelant que le travail bénévole demande déjà un temps considérable, et que cette situation posait une vraie question sur la pérennité de nos partages. 

Et là, surprise ! Au lieu d'un échange constructif, voici la réponse totalement hors sol que j'ai reçue : 

« Et bien votre vie personnelle va passer à la trappe alors ! Si vous en avez une, vous ne croyez pas ? Après chacun gère son temps comme il l'entend. Vous pouvez aussi vendre toutes vos affaires, votre logement éventuel, faire la manche et vous fouetter... A un moment je pense qu'il est bon de savoir trouver un équilibre personnellement... bonne journée »

Remarquez bien la réaction qui ne cherche même pas à être drôle et qui consiste à caricaturer le propos, attaquer la personne sur sa vie privée et lui expliquer poliment qu'elle a « un problème d'équilibre » ou « qu'elle n'a pas de vie ». Toujours et encore ce bon vieil hosto qui se fout de la charité. 

Entre l'envie de citer Audiard ou l'inspecteur Harry, des cons qui osent tout aux opinions qui sont comme les trous du cul (désolée pour la vulgarité, je ne fais que citer), j'aurais plutôt tendance à me prendre pour Obélix quand il voit des Romains. Après tout, quitte à me tendre un fouet…

Rassurez-vous, je suis restée courtoise et je lui ai renvoyé son hypocrisie en lui souhaitant également une bonne journée (qui je l'espère aura été à la hauteur de sa bassesse).

Un cas classique de bienveillance apparente qui, en réalité, cache une profonde toxicité et une forme de nombrilisme malsain.

Ce genre de cynisme cruel témoigne d'un besoin désespéré de croire que la vie est « juste » et que si quelqu'un galère, c'est forcément de sa faute. Une manière de se rassurer sur son propre sort en rabaissant l'autre.

Ce type de personnage se revendique souvent résistant, spirituel ou éveillé. Pourtant, au delà des formes et des ressentis, ce jugement froid et cette absence totale d'empathie portent la même signature vibratoire que la prédation qu'ils prétendent combattre. 

Et bien sûr, leur faire remarquer vous fera immanquablement taxer d'hypersensible qui se fait des films. Imparable ! Il y a même un terme pour ce genre de manipulation : le « gaslighting » ou l'enfumage.

Le véritable équilibre (puisqu'il en parle) ne consiste pas à imposer sa définition du succès aux autres. Il commence par le respect du chemin de chacun, sans jugement et sans fausse compassion. 

Les mots tranchants attisent certes les blessures, mais ils ne percent pas le brouillard de l'ignorance. 

La lumière de l'esprit, elle, n'a pas besoin d'éclipse pour briller.

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Vibrations, fréquences, signatures vibratoires : mise au diapason

Aujourd'hui, la technologie a atteint un stade si avancé qu’il est devenu très facile de tout falsifier. À tel point que même les experts ont parfois du mal à distinguer ce qui est réel de ce qui est généré par une intelligence artificielle. 

Dans la vie quotidienne, en dehors même des réseaux sociaux — où de moins en moins de gens sont vraiment ce qu’ils prétendent être — on peut très vite se faire berner. Pas seulement par des gourous ou des escrocs, mais aussi par des manipulateurs, des pervers narcissiques, ou de faux amis. 

Pourtant, il existe un moyen infaillible de savoir à qui vous avez réellement affaire : la signature vibratoire. On la reconnaît non pas à ce que l’on voit, entend ou ressent, mais uniquement à la vibration.

Dans les milieux nouvelagistes, on parle beaucoup d'élévation de fréquence, de hautes vibrations, de taux et de signatures vibratoires, en mélangeant souvent les termes comme s'ils étaient interchangeables. Remettons donc l'église au milieu du village : votre signature n'est pas une fréquence.

La vibration est le phénomène oscillatoire d'un objet autour de son point d'équilibre. Pensez à une corde de guitare que l'on pince : ce mouvement de la corde produit une vibration.

La fréquence est le rythme, la cadence, le battement de cette vibration — le nombre de cycles par unité de temps de ce phénomène périodique. Par exemple, 440 Hz correspondra à 440 oscillations par seconde. C'est la fréquence de la note LA. Si la corde vibre lentement, on obtient une note grave. Si elle vibre rapidement, la note sera aiguë. La même chose s'applique aux couleurs où des fréquences élevées produisent des couleurs froides et des fréquences basses des couleurs chaudes.

Pour finir, l'onde est le véhicule qui permet de propager vibration et fréquence à travers un milieu. 

Quant à l'amplitude, que beaucoup qualifient à tort de taux vibratoire, c'est la force de résonance. Plus vous pincez fort la corde, plus l'écart entre la valeur maximale et la valeur médiane sur l'échelle verticale sera important et produira un son puissant. Mais, le nombre de cycles par seconde sera inchangé car la corde vibrera toujours à la même vitesse (ou fréquence).

Et la signature vibratoire dans tout ça ?

C'est la structure ou le motif unique qui caractérise un individu ou une entité. Une empreinte énergétique unique. 

Cette signature demeure relativement stable. En revanche, les fréquences avec lesquelles elle entre en résonance peuvent varier selon l'état de l'individu, ses émotions, son environnement ou les influences auxquelles il est exposé. 

Les entités peuvent effectivement imiter la forme, la voix et même le comportement mais elles ne peuvent masquer ou falsifier leur signature vibratoire. C'est leur sceau, une empreinte subtile qui reste intacte et reconnaissable par ceux qui sont capables de la lire. 

C’est pourquoi il est essentiel de s’exercer à percevoir l’énergie qui se cache derrière les apparences et les formes. En matière de discernement, ne vous fiez ni à vos sens ni à vos impressions. 

Lire les signatures vibratoires s'apprend avec la pratique. Le secret de la perception pure repose sur trois principes de base :

1. La neutralité d'observation

Ne polarisez et ne vous attachez ni à la forme ni au discours. Intéressez-vous plutôt à la densité et la fluidité de l'ensemble.

2. La stabilité de la présence 

En maintenant une attention calme et sans attente, vous créez un alignement naturel, une cohérence intérieure qui agit comme un révélateur. Dès que la forme ou le discours sonne faux, cette cohérence est immédiatement rompue.

3. L'absence d'histoire 

Ne croyez rien, ignorez le décor, regardez la structure. Tout comme un logiciel reconnaît la signature d'un fichier peu importe son nom, votre présence reconnaît la qualité d'une conscience avant même que le mental n'ait analysé le discours.

Pour développer cette lecture, vous devez rester ancrés dans votre axe. En silence et en conscience. Là où l'esprit occupe tout l'espace pendant une micro-seconde, avant même que les émotions et les croyances injectées par la simulation ne génèrent d'impression. Le fameux éclair de lucidité.

Cette fulgurance peut, par exemple, vous faire distinguer une ombre fugace dans un regard, une dissonance furtive dans un rire, un glitch de tonalité dans une voix… 

Les masques bougent — la signature reste. 

⚠️ Note importante :

Cette vidéo est remise en ligne après avoir été retirée, il y a quelques mois. Je l'ai débarrassée de ses emprunts pourtant dûment sourcés et autorisés par leur auteur puis enrichie de mises au point importantes concernant la distinction fondamentale entre fréquence, vibration et taux vibratoire dont le flou est savamment entretenu par ceux dont cela sert le discours.

Prenez l'habitude dès maintenant de me suivre sur Crowdbunker (ou Odysee) car à partir du 1er septembre, je ne publierai plus sur les canaux qui imposeront la vérification d'âge. 

© La Pensine Mutine. Tous droits réservés. Reproduction interdite.

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On s'en fout ! Vraiment ?

Depuis quelque temps, je vois passer beaucoup de messages de personnes spirituelles ou supraconscientes qui postent sur les réseaux sociaux pour exprimer leur je-m'en-foutisme envers la matrice, ses scripts, leur personnage, leurs liens affectifs… tout en prônant la neutralité émotionnelle. 

Ces publications sont d'ailleurs généralement massivement plébiscitées par les internautes qui s'empressent de commenter qu'eux aussi n'en ont plus rien à faire.

Soit, c'est leur droit et c'est tant mieux, j'aurais envie de dire. 

Sauf que peu ou personne ne semble remarquer l'énorme paradoxe soulevé ici : si le détachement de la simulation est si total, d'où vient l'élan de publier quasi quotidiennement pour partager cet état d'être ? Ne serait-ce pas tout simplement une quête de validation ?

Autre point : se soucier de quelque chose ou choisir de l'ignorer n'a rien à voir avec la neutralité. Ce sont deux polarités issues d'un même concept : celui de l'attention. 

La dualité est le tissu même de cette matrice. On ne peut pas en faire abstraction. La neutralité ne consiste donc pas à changer de pôle ni à nier ce concept mais juste à maintenir tous les curseurs au milieu.

Parce qu'au fond, crier sur tous les toits qu'on s'en fout du film... ça reste une manière de jouer dedans, non ?

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